10 October 2017 newtone

Le journalisme 2.0 : quand les digital natives bousculent les codes

Vous l’avez sans doute déjà remarqué, aujourd’hui, les médias sont bousculés par l’essor des réseaux sociaux. D’une part, les digital natives passent de plus en plus de temps à surfer sur leurs réseaux pour partager leurs news, mais ils les utilisent également pour se tenir au courant des actualités. Dans les méandres des médias sociaux, comment les journalistes se différencient-ils ?

 

 

Tout d’abord, les digital natives correspondent à la génération née avec internet. Selon eux, les médias sociaux sont une source d’informations fiable, où tous les types de contenus sont disponibles. Les digital natives (génération Z) est aussi appelée Génération C, la génération de la connexion, de la communication et de la créativité. Alors, ils se désintéressent du papier au profit de l’écran, notamment pour les travaux scolaires ou pour rechercher des informations, ce qui oblige les médias à se renouveler et les journalistes à changer leurs comportements.

 

Selon l’étude Cision « Journalistes et réseaux sociaux : les digital natives bousculent les codes », 94% des journalistes utilisent les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail. De plus, 10% d’entre surfent entre 4 et 8 heures par jour sur les médias sociaux. Cela est lié au fait qu’ils utilisent plusieurs plateformes, ce qui multiplie le temps passé sur les réseaux sociaux.

 

L’utilisation des réseaux sociaux par les journalistes a plusieurs objectifs :

  1. La publication et partage de leurs contenus (éventuellement partage des actualités qui les intéressent)
  2. Surveiller les publications des autres médias (type de contenu, fréquence)
  3. Réseauter
  4. Interagir avec leurs audiences
  5. Rechercher des informations
  6. Vérifier des informations

 

Toutefois, les journalistes éprouvent de plus en plus de difficultés à engager leurs audiences. Par ailleurs, les journalistes interagissent finalement assez peu avec leurs communautés : seulement 32% d’entre eux le font tous les jours et 27% ne le font pas du tout. Cela dépend bien entendu des sujets traités par les journalistes. En effet, les sujets lifestyle, mode, ou divertissement suscitent plus d’engagement de la part des internautes. En revanche, les sujets business et industrie semblent moins intéresser les abonnés.

 

 

Même si la plupart des journalistes utilisent les réseaux sociaux dans le cadre de leur travail, 61% d’entre eux pensent que ces plateformes détournent les valeurs du journalisme. Par ailleurs, 65% d’entre eux affirment que les réseaux sociaux ont eu un impact sur la façon d’exercer leur métier.

 

En effet, non seulement il devient de plus en plus complexe de se différencier des autres journalistes sur les médias, mais il faut également se distinguer des fake news afin de (re-)devenir une source fiable. Les fake news sont considérés comme un problème grave pour 72% des journalistes et expliqueraient pourquoi certains d’entre eux sont encore réticents à y avoir recours dans le cadre de leur travail.

 

En somme, l’essor de l’usage des réseaux sociaux a clairement bouleversé le métier des journalistes qui se doivent d’être de plus en plus présents sur les réseaux sociaux tout en gardant une certaine distance pour ne pas rédiger leurs articles à base de “fake news” et rester des sources fiables et authentiques.

 

Et vous, que pensez-vous de l’usage des réseaux sociaux dans le cadre professionnel ?

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